ESEO Angers : une bourse de 1800 € pour les étudiantes

10 mars 2021
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Publié le 10.03.21

 

Promouvoir le rôle et la place des femmes dans les métiers d’ingénieur. C’est notamment l’une des missions du campus ESEO à Angers. Tour d’horizon des initiatives dont, chose remarquable, une bourse de 1 800 € pour les étudiantes en échange de leurs participations à des actions visant à la promotion des sciences et de la technologie…

 

« Alors que nous remarquons une grande proportion de femmes engagées dans les secteurs de la biologie, la magistrature, la chimie, la cosmétologie ou encore des systèmes urbains, à contrario, la mécanique, l’informatique et l’électronique attirent moins », constate d’emblée le directeur général de l’école d’ingénieurs ESEO. Une disparité qui tend toutefois peu à peu à s’effacer, si l’on en croit Frédéric Huglo, à l’heure où la domotique s’immisce de plus en plus dans notre quotidien.

 

Cette sous-féminisation dans les métiers d’ingénieur est notamment palpable au sein du campus d’Angers qui compte 20% d’effectif féminin parmi ses 1 200 étudiants. Pour tenter d’inverser la tendance, l’ESEO imagine des actions « dynamiques et originales pour valoriser les femmes ». Dans le cadre de la nouvelle chaire Innovation et Société de l’école, l’initiative ELLES ESEO vise ainsi à accompagner et soutenir financièrement des projets portés par les étudiantes. Frédéric Huglo précise que toutes les initiatives qui peuvent être « une source d’enrichissement » sont les bienvenues.

 

Autre initiative, la plus originale sans doute : les étudiantes peuvent recevoir une bourse d’engagement de 1 800 euros par an afin de les aider dans le financement de leurs études, les frais de scolarité s’élevant à 7 500 euros en moyenne. « En contrepartie, elles s’engagent à participer à la promotion des sciences et de la technologie auprès des lycéennes. C’est du gagnant-gagnant. ». Objectif : délivrer 3 à 4 bourses par an. 

 

Avoir un rôle d’ambassadeur·rice

  

Outre les salons et forums, l’ESEO poursuit également ses interventions en milieu scolaire pour « susciter des vocations », notamment au sein des lycées Emmanuel Mounier et Mongazon à Angers. Mais, à l’avenir, Frédéric Huglo souhaiterait travailler plus en amont dès le collège dans le cadre, par exemple, des journées de découverte. Le but est notamment de montrer l’utilité des technologies dans des champs d’applications divers : la santé, l’habitat, le développement durable…

 

L’ESEO continuera également à sensibiliser dans le cadre de ses conférences Innovation et Société. La dernière, organisée en ligne le 9 février dernier sur le thème “Comment ajouter un e à ingénieur ?”, a réuni une centaine de participants.

Et pourquoi pas lancer le prix de l’ingénieur version féminine ? Frédéric Huglo ne l‘exclut pas.

 

Des initiatives dans d’autres écoles d’ingénieur·es

 

D’autres acteur·rices du territoire font écho à la démarche de l’ESEO Angers. C’est le cas notamment de l’école d’ingénieur·es INSA Rennes qui a permis à des étudiantes la mise en place des INSAtisfait·e·s, une association féministe. Celle-ci organise notamment jeudi 25 mars une conférence faisant intervenir des femmes travaillant dans un domaine scientifique et pouvant apporter leurs expériences et témoignages sur la vie professionnelle. Le but de cette journée est d’échanger sur la place de la femme ingénieure dans le monde du travail, sur les initiatives et parcours des femmes entrepreneuses, et sur l’expérience des dirigeantes.

 

Rédaction : Florence Falvy

 

Photos : ESEO Angers