Depuis le 13 novembre et durant 15 jours, se tient à Lyon le festival « Brisons le silence », exclusivement consacré à la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et conjugales. Entre expositions, happening, concerts, théâtre et stand up, une trentaine d’actions sont menées sur le territoire, dans le but d’impulser une prise de conscience collective.

En France, 1 femme sur 2 a déjà subi des violences sexuelles, rappelle l’association lyonnaise Filactions qui se mobilise sur le sujet depuis 2005, pour prévenir les violences faites aux femmes à travers des interventions auprès des jeunes, des professionnel∙les et du grand public.
« Le festival, organisé autour de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, existe depuis la création de l’association. Au début, il s’agissait uniquement d’une grande soirée concert, puis l’événement s’est étoffé à mesure des changements de société sur le sujet », explique Marie Laudrain, chargée de prévention et coordinatrice du festival.

Car la spécificité de l’événement réside dans le fait d’investir le champ culturel pour passer ses messages. « Il y a de plus en plus d’artistes qui s’intéressent aux questions féministes et d’égalité, proposant des supports culturels ou artistiques. Ça nous permet de toucher un large public. Un public qui pourra s’interroger à partir de ce qu’il a vu, entendu, ressenti », précise l’organisatrice. « L’objectif est aussi d’offrir des espaces de parole et une visibilisation du sujet », ajoute-t-elle.

Sensibiliser partout, tout le monde

Plusieurs temps forts ponctuent le festival, à commencer, comme tous les ans, par la manifestation du 25 novembre co-organisée par Filactions et durant laquelle un happening est mis en scène. On note aussi la soirée Stand Up engagé, à laquelle a participé Camille Giry du duo Camille & Justine. Enfin, on peut retenir la pièce de théâtre Robuste de la compagnie de théâtre Vilain∙es qui met en lumière le parcours de reconstruction des femmes victimes de violences conjugales.

On l’aura compris, pour mener à bien son objectif de visibiliser les violences auprès de différents publics, l’association Filactions s’emploie à multiplier les supports, les localisations et n’hésite pas à investir la rue. Au total, le festival se déploie dans sept villes et prévoit des temps spécifiques aux scolaires, aux étudiant∙es et aux professionnel∙les. Filactions tient également régulièrement des stands sur les marchés « histoire d’aller vers le grand public », explique Marie Laudrain.
Aux grandes causes, les grands moyens !

Rédaction : Aurélie Lehéron
 

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