Les Catherinettes contre les violences en milieux festifs !

7 juillet 2020
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En attendant la reprise des grands festivals, l’association Les Catherinettes rode son plan d’action contre les violences sexistes et sexuelles en milieux festifs.  Anna Mérigeaux et Agathe Petit, co-fondatrices du projet, sont deux Nantaises à l’origine de ce nouveau collectif, engagé sur le terrain dans la prévention et le suivi des actes de violences, en particulier à l’égard des femmes lors de grands rassemblements.

Anna travaille dans la production et à la régie de festivals. En 2017, elle soutient son mémoire sur le thème : agressions lors du Hellfest, quelle politique adopter ?  « En menant ces entretiens, j’ai réalisé que le contexte de fête rendait plus difficile la conscientisation d’actes graves, et qu’il était important de mieux accompagner les victimes. »   Agathe est journaliste et formatrice sur les questions de genre et de féminisme. Ensemble, elles proposent de développer un accompagnement ciblé en amont des événements pour échanger avec les équipes et élaborer les meilleures préconisations. « On n’intervient pas auprès d’une victime d’agression sexuelle, comme on interviendrait lors d’une bagarre pour séparer deux personnes. Sur le terrain, mieux on est préparé·es, mieux on réagit.  »

 

Les Catherinettes se sont inspirées de l’initiative belge, le Plan Sacha du festival Esperanzah, précurseur de ce type de dispositif en 2018. Dans le prolongement de la campagne de sensibilisation nationale contre les violences en milieux festivaliers #icicestcool, impulsée par le Pôle de musiques actuelles des Pays-de-la-Loire en 2019, Anna et Agathe s’engagent sur le déploiement événementiel de propositions concrètes.  En lien avec les organisateur·ices, elles mettent en place un protocole sur-mesure qui permet le signalement rapide et l’implication générale de toute la chaîne d’acteur·ices : les équipes de sécurité, des bénévoles mobiles et connectés entre eux, des psychologues…

 

Le nom Les Catherinettes est un clin d’oeil au 25 novembre et à la Sainte Catherine, célébration traditionnelle des célibataires de plus de 25 ans non mariées auxquelles on faisait porter un chapeau pour les inciter à se marier. Ironie de l’Histoire, sur le calendrier de l’ONU, c’est la Journée internationale pour l’élimination de la violence envers les femmes.

 

Rédaction Manon Aubel