Ma parenthèse adoucit la lutte contre le cancer

7 juillet 2020
  • Partager cet article :

À la rentrée prochaine (septembre 2020), Solenn Leparoux et Stéphanie Bernard ouvrent la maison de l’association Ma parenthèse, à Basse-Goulaine. Un lieu d’accueil, de rencontres, pour les femmes touchées par le cancer, dans lequel seront proposés des ateliers et une boutique spécialisée.

À l’origine de l’association Ma parenthèse il y a un constat : celui que les personnes atteintes d’un cancer se retrouvent souvent isolées. « Les patientes, à la fin des traitements, se sentent souvent un peu abandonnées. Elles sont dans une situation de précarité et n’ont donc pas forcément l’occasion de s’offrir des soins de support », explique Solenn Leparoux. Cette ancienne cadre de santé, longtemps infirmière en cancérologie et soins palliatifs est à l’origine, avec Stéphanie Bernard, de l’association Ma parenthèse. Toutes deux se sont rencontrées il y a dix ans, alors que Stéphanie Bernard était déléguée hospitalière dans l’industrie pharmaceutique, notamment dans le traitement de la douleur en cancérologie. Cette dernière a développé un cancer du sein il y a quelques années et s’est étonnée du manque de structures, accueillantes et chaleureuses, proposant des prothèses mammaires ou de la lingerie adaptée. « C’est un environnement lugubre alors que c’est une période de la vie durant laquelle on a envie d’être cocoonée », précise-t-elle.

 

Un lieu ressource

Les deux amies décident alors de monter une structure, dans laquelle les femmes combattant ou ayant combattu un cancer, peuvent venir chercher du réconfort, du partage, des ateliers spécialisés ainsi qu’une boutique adaptée. « On veut proposer un lieu d’accueil ouvert, accessible sans rendez-vous, où les femmes peuvent partager entre elles », explique Solenn Leparoux. Preuve du besoin de ce type d’offre, les deux créatrices reçoivent des dizaines de messages depuis l’ouverture de leurs comptes  Facebook et Instagram. « Leurs questions tournent principalement autour de l’infertilité, de la sexualité, du retour à l’emploi, mais aussi du tatouage, par exemple », notent les fondatrices. C’est notamment à partir de ces demandes qu’elles imaginent le programme des ateliers, menés par des professionnel·les, qui débuteront dès septembre au rythme d’un atelier par jour. Des ateliers autour du bien-être (réflexologie, socio-esthétique, onco-coiffure, nouage de foulard, pilate, hypnose), du retour à l’emploi (coaching, travaille sur l’image), de la nutrition ou encore proposant une approche plus psychologique (onco-sexualité) seront proposés.

 

Accessible à toutes

Pour 25€ / an, les adhérentes auront accès aux ateliers. Certains seront gratuits, d’autres nécessiteront une contribution mais l’association tient à proposer une offre abordable, permettant aux femmes de tester différentes disciplines et d’aller potentiellement vers celles qui leur convient le mieux. Et les deux fondatrices sont formelles :  l’association vient en complément de ce que propose les professionnel·les de santé, voire même dans une démarche de collaboration afin d’offrir à ces femmes un accompagnement au plus proche de leurs besoins.

Pour en savoir plus : https://maparenthese-nantes.com/