Providenti’ELLES, un lieu pour rompre l’isolement des femmes

9 février 2021
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Publié le 09.02.2021

 

81,6% des femmes se sentent parfois seules (1). Partant de ce constat, l’association Providenti’ELLES a imaginé un lieu pour tisser des liens. Tour du propriétaire… 

 

Le rendez-vous est donné au 15, rue Leglas Maurice dans le centre-ville de Nantes. Il faut encore marcher quelques dizaines de mètres jusqu’à la fameuse maison louée par l’association Providenti’ELLES, nichée dans un cadre calme et verdoyant. Le lieu est encore en travaux mais, d’ici à fin mars, il pourra accueillir son public féminin. La fondatrice et présidente Anne Huc et Anne de Rocquigny, sa responsable financière, assurent la visite. Les deux femmes ne se connaissaient pas avant de faire un bilan de compétences mais ont un point commun : le ressenti de l’isolement à un moment de leur vie. La singularité du lieu ? « Être généraliste et intergénérationnelle, ouvert 7 jours sur 7 de 9h à 22 heures, même pendant les vacances », répondent-elles avec la volonté de cibler en priorité les femmes « oubliées du monde social ».

 

170 m2 dédiés au partage

 

Au rez-de-chaussée, une cuisine et une pièce d’accueil fera office de salon et salle à manger dans un esprit « cosy et chaleureux », « comme à la maison ! ». A l’étage : trois pièces dédiées aux ateliers collectifs et participatifs. Au programme : sport, bricolage, rédaction de CV… Un espace de parole sera aussi proposé sous forme de tables-rondes animées par un professionnel. Objectif ? « Parler de sujets qui font notre vie de femme : la famille, l’éducation, la sexualité, le couple,… » En somme, ce sont autant d’occasions de pousser la porte des Providenti’ELLES et de tisser des liens. Ici, « on vient quand on veut et comme on est ! », résume le duo.

 

Un déploiement pour 2022

 

A moins de deux mois de l’ouverture, le projet s’accélère : 33 palettes de meubles gracieusement fournis par la fondation Maison du Monde sont en approche. Des ouvriers s’affairent ici et là alors que des travaux de peinture attendent l’équipe de bénévoles (12 femmes en tout). Pour couvrir ses besoins en financement estimés à 15 000 euros pour l’ouverture et 56 000 euros par an, l’association peut déjà compter sur la générosité d’entreprises et de particuliers mais aussi sur des subventions publiques. Côté pratique, l’association demandera à celles qui franchiront la porte un engagement d’un an et une cotisation mensuelle inférieure à 15 euros qui sera plus avantageuse pour les étudiantes.

 

Alors que le recrutement de deux personnes est prévu pour assurer l’accueil de la maison, Anne Huc et Anne de Rocquigny réfléchissent d’ores et déjà à ouvrir d’autres maisons à l’horizon 2022, tout d’abord dans l’Ouest, avec dans l’idée de créer une fédération qui aura pour mission d’impulser et d’accompagner les nouvelles initiatives féminines.

 

Rédaction Florence FALVY

 

  • (1) Sondage réalisé́ auprès de 500 nantaises en mars 2020.

 

Crédit photo : Providenti’Elles