Une charte égalité FH portée par des candidat·es aux régionales !

22 mars 2021
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Publié le 22.03.21

 

Le conseil régional des Pays de la Loire n’est pas toujours exemplaire sur l’égalité́ entre les femmes et les hommes (lire l’article Collectivités territoriales : parité 0 – pénalités 1). Des candidat·es de la liste du collectif « Appel pour une région écologique, citoyenne et solidaire » propose ainsi une charte d’engagement tout à fait nouvelle. Une « innovation politique » qui serait une première à l’échelle nationale.

 

Alors que les élections régionales se profilent à l’horizon (les 13 et 20 juin 2021), une charte d’engagement des candidat·es a vu le jour dans le cadre de l’Appel pour une région Pays de la Loire écologique, citoyenne et solidaire. Le document de deux pages liste « dix engagements concrets pour un mandat au service de l’égalité́ réelle ». Maud Raffray, qui se définit comme une activatrice d’égalité Femme-Homme, est l’une des trois personnes à avoir été missionnée pour sa rédaction avec dans l’idée de dessiner le futur paysage de l’exécutif régional. « Toutes mes propositions ont été validées. C’est une première pierre qui est encourageante », se félicite cette Fameuse affirmant avoir eu carte blanche. Le trio a tenté « une approche systémique ». L’occasion de « traiter à la fois du partage du pouvoir et des responsabilités ».

 

« Infuser dans toutes les politiques publiques »

 

Parmi ces 10 engagements « de principe » : instaurer une parité dans la présidence des 8 commissions sectorielles et des délégations mais aussi au sein des conseils d’administration des organismes dépendants de l’institution régionale. En matière de représentations externes, Maud Raffray souligne également l’importance de la place accordée aux femmes. Par exemple, « il faudra veiller à l’égale représentation des élu·es à la fois dans les médias qui sont des acteurs clés dans la lutte contre les stéréotypes de genre mais aussi lors d’événements (plateau TV, table ronde…) ».

 

Selon elle, il faut aussi agir sur la communication, tant en interne qu’en direction des habitant·es. La formation est également identifiée comme « une priorité » afin de « régler cette question du sexisme ». Très clairement, la volonté est de « s’appuyer sur le tissu de compétences existantes, comme les CIDFF (centres d’information sur les droits des femmes et des familles qui forment des référents) ».

 

Maud Raffray précise enfin que cette charte vise à mettre en place une instance de coordination chargée de l’animation d’une politique transversale. Car clairement l’objectif affiché est de « réussir à ce que l’égalité́ FH viennent infuser dans toutes les politiques publiques », conclut-elle.

 

Rédaction Florence FALVY

 

  • Seules les commissions agriculture/agroalimentaire et éducation/lycées sont présidées par des femmes. Les services comptent 60% de femmes dans les effectifs d’agent·es du conseil régional, mais seulement 25% pour les catégories A+. Il y a une très forte disparité selon les filières (elles sont 82% dans la filière administrative, contre 32% dans la filière technique).

 

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