Bientôt une paille anti-GHB made in Nantes ?

4 mai 2022
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Publié le 04.05.22

 

4 étudiantes de l’Université de Nantes portent un projet entrepreneurial de paille anti-drogues, détectant notamment la présence de GHB. Une innovation remarquable dans un contexte où l’empoisonnement à différents psychotropes (notamment cette drogue dite « du violeur ») se banalise. Voici une présentation de cette initiative qui en est encore à ses prémices.

 

Un constat qui part d’une réalité rencontrée par des femmes et des hommes

 

L’histoire commence en septembre 2021 à l’Université de Nantes lors d’un cours sur l’innovation et l’entreprenariat… Leïa Schwartz-Le Bar, Roxane Viel, Emma Mériau, Agathe Samson et Eloïse Tomeï, étudiantes en troisième année de licence LEA section commerce international ont l’idée de créer un dispositif facile à mettre en œuvre pour détecter les verres contaminés aux drogues, spécifiquement au GHB. Une paille en inox avec un arceau témoin est alors imaginé. « On sait bien que cette paille ne règlera pas le problème du GHB, mais elle permettra de sécuriser les femmes et les hommes lors de moments festifs » explique Emma Mériau.

 

Surnommée « la drogue du violeur » et versée dans des boissons à l’insu des consommateur·rices par des individu·es malintentionné·es, le GHB a récemment fait l’objet d’un hashtag  – «BalanceTonBar» – où des milliers de personnes – femmes et hommes – ont dénoncé des bars / discothèques où des victimes témoignent d’empoisonnement. Les comptes Instagram se sont ainsi multipliés de Nantes à Marseille en passant par Bruxelles.

 

De l’idéation à la réalisation du projet

 

Ce projet étudiant a ensuite été envisagé en 2022 comme un projet entrepreneurial. Première étape, la validation de la conception technique, notamment par des chimistes de l’Université de Nantes qui confirment la possibilité de réaliser cette paille anti-drogues. Viendra ensuite une phase de prototypage permettant de passer au test d’usage et à toutes les étapes d’ingénierie.

Leïa Schwartz-Le Bar, Roxane Viel, Emma Mériau, Agathe Samson et Eloïse Tomeï ont momentanément mis le projet en pause et devraient reprendre le fil une fois leurs examens passés. Vu l’importance du sujet abordé, on ne peut que les encourager à le poursuivre.

 

 

Rédaction Adrien Cornelissen

 

Pour aller plus loin

 

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photo collage féministe Bruxelles- 2021