Après avoir donné la parole aux femmes et aux professionnelles sur les sujets de l’inceste et des violences conjugales, Citad’elles, lieu nantais pour les femmes victimes de violence, sort sa troisième série de podcasts consacrée aux cyberviolences sexistes et sexuelles.

Quatre ans après son ouverture, Citad’elles est devenu l’un des acteurs locaux importants de la lutte contre les violences faites aux femmes. Le lieu propose une écoute, un soutien mais aussi de l’information.
C’est dans cette démarche d’information que la série de podcast Écouter, agir s’inscrit. Après deux premières saisons sur les sujets de l’inceste et des violences conjugales, les réalisatrices Clémence Leveau et Maud Raffray s’intéressent aux cyberviolences sexistes et sexuelles.

Cyberviolences, un principe de réalité
D’après une enquête menée en 2017-2018 par le Centre Hubertine Auclert, « quasiment toutes les femmes victimes de violences conjugales, quel que soit leur âge, ont subi des cyberviolences de la part de leur partenaire ou ex. » Injures, insultes et menaces de mort via téléphones, menace de diffusion de contenus intimes… les outils numériques représentent aujourd’hui un canal largement utilisé par les agresseurs. « Ce sujet des cyberviolences correspond à une réalité largement constatée au sein de Citad’elles, mais aussi à une actualité très appuyée ces derniers temps avec la sortie de l’étude du centre Hubertine Auclert, précise notre contact chez Citad’elles. On constate que ce qui se passe au niveau national se passe chez nous, et inversement. La sortie de ce podcast correspond à un principe de réalité. »

Les deux premiers épisodes, sous format documentaire, traitent des cyberviolences conjugales et de l’enjeu de la sensibilisation des jeunes, puis trois formats courts, des capsules, viennent livrer des outils ou détailler des concepts pour mieux comprendre les cyberviolences et savoir comment lutter contre. Citad’elles souhaite poursuivre le podcast car c’est un outil pour diffuser plus largement la culture de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. « Il est important que le lieu ne soit pas fermé sur lui-même », nous rapporte-t-on sur place.

Rédaction : Aurélie Lehéron

Pour écouter la série, c’est ici