[Empowerment] Provident’ielles, 3 lieux pour rompre avec l’isolement des femmes

30 septembre 2022
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Publié le 30.09.22

 

Providenti’elles lutte contre l’isolement des femmes. Les membres de l’association contribuent à créer un élan collectif qui redonne autonomie et confiance à des bénéficiaires. Ouvert depuis plus d’un an, de plus en plus de femmes poussent les portes de la maison nantaise. L’équipe œuvre pour trouver de nouvelles adresses. Présentation du projet et des antennes prochainement ouvertes à Angers et La Roche-sur-Yon.

 

 

Voilà un peu plus d’un an que la maison Providenti’elles, entièrement dédiée aux femmes, a pris ses quartiers rue Leglas Maurice dans le centre-ville de Nantes (ouverture du lundi au vendredi de 9h à 18h). « Nous avons soufflé la première bougie en juin dernier », se félicite Anne Huc, la présidente à l’initiative de ce projet avec Anne de Rocquigny dont l’ambition était de rompre l’isolement et de créer du lien réel et durable entre femmes. Aujourd’hui, le binôme n’est pas peu fier du chemin parcouru.

 

90 femmes, 180 ateliers…

 

En tout, 90 femmes ont embarqué dans cette aventure collective. Le profil type ? « Une femme de 48 ans vivant à Nantes ou sa région depuis une vingtaine d’années et en reconversion professionnelle », décrit la maîtresse des lieux. 30 d’entre elles, désireuses de créer du lien tout en travaillant, ont pris place au sein de l’espace de coworking solidaire (10 places). Elles bénéficient de 2 jours et demi de travail en échange d’une demi-journée d’accueil.

 

L’équipe a elle aussi bien grandi : 8 administratrices, une coordinatrice de maison responsable du fonctionnement des lieux, deux alternantes, sans oublier les 8 bénévoles.

 

En un an, pas moins de 180 étaliers ont été animés par 32 intervenants professionnels. Au programme : trois parcours différents :

 

  • L’emploi, la formation et la vie professionnelle (atelier CV, prise de parole en public…)
  • La prévention santé, le bien-être et le soin de soi (médecine douce, soins esthétiques…)
  • L’altérité et l’ancrage local (comprendre la relation à l’autre, gérer mes émotions, visites de la ville…)

 

Un projet qui essaime

 

Petit à petit l’oiseau fait son nid… Plus d’un an après l’ouverture de la maison nantaise, deux autres projets vont voir le jour à Angers et La Roche-sur-Yon d’ici à « 18 mois », ambitionne Anne Huc. Et il n’est pas exclu que la maison Providenti’elles s’installe dans d’autres villes (Lorient, Vannes, Rennes, Le Mans ou encore Tour) à l’horizon 2025. Le projet d’installation à Rezé est quant à lui temporairement écarté jusqu’à l’arrivée d’ « une équipe ultra motivée ».

 

Prochaine étape ?

 

Après un gala de charité -en juin dernier- qui a permis de lever 15 000 euros injectés dans le fonctionnement de la maison, Providenti’elles est l’une des 9 structures sélectionnées dans le cadre de La Nuit du Bien Commun de Nantes. Cette soirée qui permet de récolter des dons est une belle opportunité pour les deux fondatrices de voir leur projet prendre encore de l’ampleur. A condition de convaincre le public lors d’un pitch de 5 minutes. Rendez-vous le 17 novembre pour la prochaine étape.

 

 

Rédaction Florence Falvy

 

Infos pratiques : prochaines réunions d’informations : mardi 27 septembre et jeudi 6 octobre à 10 heures

 

 

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